Vendredi 29 décembre 2006
5
29
/12
/2006
10:13
PASCAL SEVRAN:
POURQUOI UN TEL ACHARNEMENT?
Depuis la parution le 2 décembre dernier de l’interview de Pascal Sevran dans le journal régional «Var Matin», tout a été dit, écrit et entendu sur cette «Affaire» : sauf la vérité.
Tout a commencé lorsque le journal « France soir » a fait sa une en titrant à la manière de «Heil Hitler!», «Heil Sevran!» visant les propos tenus dans son dernier livre paru il y a un an déjà et repris dans cette fameuse interview. Un titre «limite» pour «France Soir» mais qui n’offusque malheureusement personne, sauf sans doute l’intéréssé. Le plus grave dans cette histoire, c’est que «France soir», flirtant avec le journalisme à scandales (c’est probablement plus vendeur), a mis dans la bouche de l’animateur-écrivain des mots qui ne sont pas les siens.
Le journaliste, qui interroge Pascal Sevran, lui pose en effet cette question : «dans «le privilège des jonquilles» vous affirmez que la bite des noirs est responsable de la famine en Afrique». Celui-ci répond : «C’est la vérité, l’Afrique crève de tous les enfants qui y naissent sans que les parents aient les moyens de les nourrir. Je ne suis pas le seul à le dire.». «Vous aimez choquer» dit le journaliste ; et Pascal Sevran d’ajouter «j’écris ce que je pense, si des gens bien au chaud dans leur certitude ne supportent pas d’entendre ça ; oui, il faudrait stériliser la moîtié de la planète».
«France Soir» a alors déclenché la polémique en déformant les propos de l’écrivain en le faisant passer pour un raciste et un fasciste. Ce journal a une drôle de façon de synthétiser les interviews parus chez ses confrères. A partir de là, d’autres personnes qui se prétendent journalistes sur diverses radios et magazines se sont rués sur l’animateur de France 2 en tenant compte essentiellement de l’article de France Soir.
Associations et politiques se sont alors émus des propos de Pascal Sevran. Tandis qu’à la télévision, des animateurs profitaient de la présence d’artistes sur leur plateau pour leur demander leur sentiment, comme si la France entière avait été choquée par des mots qui ne sont pourtant que le reflet de la réalité.
Personne n’a rétabli la vérité en soulignant que la phrase : «la bite des noirs est responsable de la famine en Afrique» a été prononcée par le journaliste et non par Pascal Sevran lui-même et encore moins écrite dans l’ouvrage incriminé. Avant d’annoncer sur les ondes de radios des choses et laisser s’exprimer des auditeurs ou encore alimenter tous les jours «cette affaire» qui n’en est pas une, encore faudrait-il vérifier les informations en ouvrant simplement un livre et citer les véritables mots employés par l’auteur. Extrait du «privilège de Jonquilles» page 214 : «Des tombereaux d’enfants morts de faim, de soif, desséchés au soleil, des enfants ou ce qu’il en reste : quelques os oubliés des vautours que des tracteurs et des bennes à ordures enseveliront sous le sable en feu. Le Niger. Safari-photo insoutenable. Des enfants on en ramasse à la pelle dans ce pays (est-ce un pays ou un cimetière ?) où le taux de fécondité des femmes est le plus élevé au monde. Neuf enfants en moyenne par couple. Un carnage. Les coupables sont facilement identifiables, ils signent leurs crimes en copulant à tout-va. La mort est au bout de leur bite. Ils peuvent continuer puisque ça les amuse. Personne jamais n’osera leur reprocher cela, qui est aussi un crime contre l’humanité : faire des enfants, le seul crime impuni. On enverra même de l’argent pour qu’ils puissent continuer à répandre, à semer la mort. Nous devrions avoir honte de nos larmes de crocodile sur les cadavres de ces anges noirs qui régalent les mouches».
Faut-il rappeler que le livre de Pascal Sevran se présente sous forme d’un journal dans lequel il raconte jour après jour ce qu’il vit, ce qu’il voit ou entend ici ou là. Ici, il réagit probablement à un reportage diffusé à la télévision. Dire la réalité, est-ce pour autant être raciste ? Certains veulent-ils faire croire qu’il n’y a pas de noirs en Afrique, pas de surpopulation et encore moins de famine ? Certains journalistes devraient retourner sur les bancs de l’école pour y apprendre l’explication de texte. Les associations qui crient au racisme à la moindre phrase, désservent parfois leur cause. Qui veut donc la tête de Pascal Sevran ? Le parti socialiste n’a t-il rien trouvé de mieux pour attaquer Nicolas Sarkozy ? Ces donneurs de leçons n’ont pas sanctionné, il me semble, l’un des leurs lorsque celui-ci a tenu des propos sur les harkis et plus recemment fait remarqué qu’il y avait beaucoup de noirs dans l’équipe de France de football.
Les responsables de France Télévision ont cédé à la pression médiaticopolitique en adressant un sévère avertissement à l’animateur. Désormais, les animateurs du service public n’auront plus le droit de s’exprimer sur rien du tout même dans le cadre de leur vie privée. Que fait-on de la liberté d’expression ? Le citoyen Pascal Sevran n’a donc plus le droit de dire ce qu’il pense même en sa qualité d’écrivain. France Télévision n’avait pas besoin de prendre parti dans cette affaire pour des propos non tenus sur son antenne. Marc-Olivier Fogiel aussi aurait mieux fait de se taire car il semble oublier qu’il n’y a pas si longtemps, lui aussi était traité de raciste et il n’a pas démissionné pour autant. Il est mal placé pour donner des conseils à son ami Pascal Sevran !
Pour revenir à cette phrase « la bite des noirs est responsable de la famine en Afrique», Pascal Sevran souligne qu’elle n’apparaît nulle part dans le livre ; il rajoute que ses propos ont été détournés, qu’il comprend que les associations se soient émues, leur indignation est normale mais ils se trompent de cible ; il n’est pas le bon client, le racisme le dégoute.
Ceux qui ont voulu salir l’image d’un homme sans prendre les précautions de vérifier des informations, devraient réfléchir avant de mettre au pilori quelqu’un, au risque de détruire sa carrière en utilisant la pression médiatique.
Que l’on apprécie ou que l’on déteste Pascal Sevran, que l’on aime ou pas ses émissions, il n’a insulté personne en particulier mais simplement exprimé une réalité de la vie.
L'affaire est close !
Commentaires